À la fois romancier et égyptologue, Christian Jacq, né en 1947, tire de l’oubli avec la rigueur du savant un univers né des sables et du soleil et crée des personnages dont il sait nous faire partager la vie et les passions. Ses romans ont su charmer le public comme les critiques : son essai L’Égypte des grands pharaons est couronné par l’Académie française, La Reine Soleil reçoit le prix Jeand’heurs du roman historique, L’Affaire Toutankhamon est distingué par l’association des Maisons de la Presse qui lui décerne son prix et La Fiancée du Nil est consacré par le prix Sainte-Affrique. Sa thèse sur le voyage dans le monde des morts, qu’il soutient en 1979, montre assez qu’il connaît parfaitement cette époque, ses coutumes, sa langue et sa religion. Chrisitian Jacq a une vocation de diffuseur de connaissances : son Petit Champollion illustré est une initiation amusante aux hiéroglyphes qui se mettent à vivre. Il nous dévoile les secrets de l’Égypte ancienne sans complaisance : la Justice du Vizir, son avant-dernier roman, met en scène des personnages peu scrupuleux qui, dit Christian Jacq dans une interview à la revue Lire, ont quelque ressemblance avec des personnalités contemporaines… Passionné par l’Égypte, Christian Jacq a aussi le souhait de la préserver et d’en garder la mémoire : c’est le but de la fondation Ramsès qu’il a créée et qui se propose de photographier tous les monuments égyptiens dont certains sont attaqués par la pollution.
Le genre épistolaire : de la communication à la fiction
« Comment a pu naître l’idée que des lettres donneraient aux hommes le moyen de communiquer ?
On peut penser à un être lointain, on peut saisir un être proche : le reste passe la force humaine.
Écrire,
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Depuis le 7 décembre, est sortie sur les écrans de cinéma une adaptation du Dieu du carnage, la savoureuse pièce de Yasmina Reza, par Roman Polanski.
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