Théâtre : « Mon cœur caresse un espoir »D’après les textes d’archives de l’occupation, et
Déposition de Léon Werth.
Création et mise en scène de Valérie Antonijevich, compagnie Maquis’Arts, en co-réalisation avec le théâtre. Sous le haut patronage de François Marcot, historien spécialiste de la Résistance.
Représentations du 30 mars au 25 avril du mardi au samedi à 21h ; le dimanche à 16h
[deux représentations supplémentaires les samedis 17 et 24 avril à 16h]
Théâtre de l’épée de bois Cartoucherie – Vincennes ; Réservations au 01 48 08 39 74
Des rencontres en bibliothèques, conférences, et expositions sont également prévues.
Plus d’informations sur www.viviane-hamy.fr
Écrivain et intellectuel engagé, Léon Werth a consacré une bonne partie de son activité au journalisme et à la critique d’art entre 1910 et 1955.
L’indépendance d’esprit que manifestent ses ouvrages - un antimilitarisme virulent dans
Clavel soldat, paru en 1919, ou un anticolonialisme peu à la mode en 1926, quand sort
Cochinchine - suscite toujours de vives polémiques. Ce refus des partis - très tôt, il dénonce l’imposture stalinienne alors qu’il est considéré comme un homme de gauche - effraie les éditeurs qui craignent que « cet indépendant farouche » ne soit pas défendu par la presse.
33 jours, qui fait le récit de l’exode des parisiens à l’approche de l’armée nazie, est disponible aux éditions Magnard
(C&C n°36).
Pendant l’Occupation, il se retire dans le Jura et se consacre à l’écriture de son
Journal, dont la parution en 1946 livrera un témoignage accablant sur la France de Vichy.